L’organisation NAD, en campagne « Burundi, Economie et Nouvelle Image du Burundi », appelle à une mobilisation générale pour faire de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption et les Malversations Économiques un véritable levier du développement économique et social du Burundi.
L’organisation Nouvelle Action pour le Développement (NAD) salue le lancement officiel, par Son Excellence le Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, le 9 octobre 2026 au Palais de Kiriri, de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption et les Malversations Économiques, adoptée par le Conseil des ministres le 7 janvier 2026.

Pour NAD, cette initiative représente une opportunité majeure pour renforcer la gouvernance publique, assainir la gestion des ressources nationales et accélérer les transformations numérique et économique indispensables à la réalisation de la Vision nationale : « Burundi pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 ».
L’organisation considère que la réussite de cette stratégie doit dépasser le cadre d’une simple campagne de dénonciation ou de répression des actes de corruption. Elle doit devenir un véritable mouvement national de changement des mentalités, de restauration de l’intégrité professionnelle et de transformation des comportements, au service de l’intérêt général.
La lutte contre la corruption : un impératif pour réussir la Vision Burundi 2040–2060
Le Burundi s’est engagé dans une dynamique de reconstruction, de réformes institutionnelles et de transformation économique et sociale afin de construire une économie productive, compétitive et créatrice de richesses.
Cependant, la corruption et les malversations économiques constituent des obstacles majeurs à cette ambition. Elles privent l’État de ressources nécessaires au financement des services publics, compromettent la qualité des investissements, fragilisent la confiance entre les citoyens et les institutions et découragent les initiatives économiques.
Le détournement des fonds publics, la dissimulation des recettes de l’État, les pots-de-vin, les abus de pouvoir et le non-respect des obligations professionnelles réduisent l’efficacité des politiques publiques et compromettent les résultats attendus des réformes.
Pour NAD, il est donc essentiel de comprendre que la Vision Burundi 2040–2060 ne pourra se réaliser pleinement sans une lutte déterminée, permanente et collective contre la corruption et toutes les formes de malversations économiques.
La lutte contre la corruption ne constitue pas une réforme isolée. Elle est une condition transversale de réussite des réformes administratives, budgétaires, économiques et institutionnelles engagées par le pays.
Chaque ressource publique préservée, chaque recette correctement recouvrée, chaque investissement réalisé dans les règles et chaque service public délivré avec intégrité contribuent à rapprocher le Burundi de ses objectifs de développement.
La transformation numérique : un instrument stratégique de prévention de la corruption
NAD estime que la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption offre une occasion privilégiée d’accélérer la transformation numérique de l’administration publique et de l’économie burundaise.
En effet, la digitalisation des procédures administratives, financières et économiques peut réduire les contacts informels propices à la sollicitation de pots-de-vin, limiter les interventions arbitraires et faciliter le contrôle des opérations.
La dématérialisation des paiements publics, des recettes fiscales et douanières, des procédures de marchés publics, des autorisations administratives et des services rendus aux citoyens peut contribuer à renforcer la traçabilité des opérations et à réduire les possibilités de fraude.
De même, la mise en place de systèmes numériques intégrés, de registres fiables, de mécanismes de contrôle automatisés et de plateformes de publication des informations publiques peut faciliter la détection des irrégularités et améliorer la redevabilité des institutions.
Pour NAD, la transformation numérique doit être conçue comme un outil de transparence, de prévention, de contrôle et de responsabilisation, et non comme une simple modernisation technique des équipements et des procédures.
Cela suppose notamment :
- La digitalisation progressive des recettes et des dépenses publiques ;
- Le renforcement des systèmes informatiques de gestion financière et budgétaire ;
- La traçabilité des marchés publics, depuis la planification jusqu’à l’exécution des contrats ;
- La publication régulière des informations relatives aux budgets, aux projets publics et aux résultats obtenus ;
- Le développement des portails web institutionnels des ministères, des provinces et des communes ;
- La sécurisation et l’interconnexion des systèmes d’information des institutions publiques ;
- Le renforcement des mécanismes numériques de signalement des irrégularités, dans le respect de la confidentialité et des garanties légales.
NAD souligne néanmoins que la technologie ne suffit pas à éliminer la corruption. Elle doit être accompagnée de contrôles indépendants et efficaces, de sanctions applicables sans favoritisme, d’une protection appropriée des personnes qui signalent de bonne foi les irrégularités et d’un accès équitable des citoyens aux services numériques.
La transformation économique exige une gestion intègre des ressources nationales
La transformation économique du Burundi nécessite une mobilisation optimale des ressources nationales, une amélioration de la productivité, le développement de l’entrepreneuriat, l’accroissement des investissements et la création d’emplois décents.
Or, lorsque les recettes publiques sont détournées, que les marchés sont attribués sur la base de pratiques irrégulières ou que les opérateurs économiques sont contraints de verser des pots-de-vin, les coûts de production augmentent, la concurrence est faussée et les investissements perdent en efficacité.
La corruption constitue ainsi un frein à la compétitivité des entreprises, à la valorisation des initiatives locales et à la création de richesses.
Pour NAD, la lutte contre les malversations économiques doit accompagner les réformes visant à améliorer le climat des affaires, à renforcer la mobilisation des recettes publiques, à soutenir les petites et moyennes entreprises et à favoriser l’investissement productif.
Elle doit également contribuer à garantir que les ressources mobilisées par l’État bénéficient effectivement aux priorités nationales : agriculture, industrie, infrastructures, énergie, éducation, santé, formation professionnelle, innovation technologique et développement local.
Un Burundi qui protège ses ressources contre la corruption est un Burundi qui se donne davantage de moyens pour produire, investir, créer des emplois et améliorer les conditions de vie de sa population.
La réussite de cette démarche suppose que les efforts de lutte contre la corruption soient étroitement liés aux réformes budgétaires et administratives, à la décentralisation, à la déconcentration des services publics et à l’amélioration de la gestion des programmes de développement.
Des réformes institutionnelles au service de la transparence et de la responsabilité
NAD considère que la stratégie nationale doit constituer un levier de consolidation de l’État de droit, de renforcement de la responsabilité des gestionnaires publics et d’amélioration de la qualité des services rendus à la population.
La prévention et la répression de la corruption doivent s’appuyer sur des institutions capables d’exercer leurs missions avec compétence, intégrité, impartialité et indépendance dans le respect des lois.
Les mécanismes de contrôle interne et externe doivent être renforcés afin de prévenir les irrégularités, de détecter les détournements, de vérifier la bonne utilisation des ressources publiques et de donner suite aux conclusions des audits et des inspections.
Les procédures de passation et d’exécution des marchés publics doivent également garantir la transparence, l’équité entre les soumissionnaires et la protection des intérêts de l’État.
Dans cette perspective, NAD encourage une mise en œuvre rigoureuse des réformes administratives et budgétaires, notamment celles liées à la gestion axée sur les résultats, à la programmation budgétaire et aux Plans de Travail et Budgets Annuels (PTBA).
L’organisation estime que les objectifs de développement ne peuvent être atteints si les ressources affectées aux programmes publics ne sont pas utilisées conformément à leur destination et si les responsables ne rendent pas compte des résultats obtenus.
La lutte contre la corruption doit donc être accompagnée d’indicateurs mesurables, d’évaluations régulières et d’une communication publique sur les progrès réalisés, les difficultés rencontrées et les mesures correctives prises.
Une mobilisation générale de toutes les forces vives de la nation
Le Président de la République a insisté, lors du lancement de la stratégie, sur la nécessité d’une mobilisation collective contre la corruption. Il a notamment annoncé une campagne de sensibilisation de trois mois et la mobilisation des comités mixtes de lutte contre la corruption sur toutes les collines du pays.

NAD salue cette orientation et estime qu’elle constitue une occasion importante de rapprocher la lutte contre la corruption des citoyens et de promouvoir une véritable culture nationale d’intégrité.
Pour l’organisation, la réussite de cette initiative dépend de l’engagement de tous les acteurs de la société burundaise.
Le Gouvernement et les institutions publiques sont appelés à donner l’exemple par une gestion transparente des ressources, le respect des procédures, l’application équitable des lois et la sanction des pratiques illicites établies.
Les responsables administratifs et les agents publics doivent accomplir leurs missions avec professionnalisme, honnêteté et sens du devoir, en considérant les biens publics comme un patrimoine collectif destiné à servir la population.
Les opérateurs économiques et les investisseurs sont invités à privilégier des pratiques commerciales transparentes, à respecter leurs obligations fiscales et à rejeter les mécanismes de corruption qui faussent la concurrence.
Les citoyens, pour leur part, doivent refuser la banalisation des pots-de-vin, s’informer sur l’utilisation des ressources publiques, respecter les règles communes et contribuer, dans le respect de la loi, au signalement des pratiques irrégulières.
Les organisations de la société civile, les médias, les organisations religieuses, les établissements d’enseignement et les structures communautaires ont un rôle essentiel à jouer dans l’éducation citoyenne, la sensibilisation et la promotion des valeurs d’intégrité, de responsabilité et de respect du bien commun.
Enfin, les partenaires techniques et financiers sont encouragés à accompagner les efforts nationaux de renforcement de la gouvernance, de modernisation de l’administration et de transparence dans la gestion des ressources consacrées au développement.
Pour NAD, cette mobilisation doit s’étendre à toutes les provinces, à toutes les communes et à toutes les collines, afin que la lutte contre la corruption devienne une responsabilité partagée par l’ensemble de la communauté burundaise.
Changer les mentalités professionnelles pour bâtir une nouvelle culture du développement
Au-delà des mécanismes juridiques, administratifs et technologiques, NAD attire l’attention sur l’importance du changement des mentalités.
Le développement économique et social ne dépend pas uniquement des stratégies élaborées, des budgets disponibles ou des infrastructures construites. Il repose également sur les comportements quotidiens des personnes chargées de concevoir, d’exécuter et de contrôler les politiques publiques, ainsi que sur l’attitude de chaque citoyen face à ses responsabilités.
La corruption se combat par la loi, par les contrôles et par les sanctions, mais également par l’éducation, la sensibilisation et l’exemplarité.
NAD appelle ainsi à promouvoir une nouvelle culture professionnelle fondée sur la ponctualité, la compétence, la productivité, la transparence, la qualité du service, le respect des engagements et la protection des biens publics.
Chaque fonctionnaire, chaque dirigeant, chaque entrepreneur, chaque travailleur et chaque citoyen doit comprendre que servir honnêtement son pays constitue une contribution directe à la réalisation de la Vision Burundi 2040–2060.
Cette évolution des mentalités doit également encourager le refus du favoritisme, du népotisme, des conflits d’intérêts et de toute pratique qui privilégie les intérêts personnels au détriment de l’intérêt général.
Pour NAD, l’intégrité doit devenir une valeur fondamentale de la transformation du Burundi et une exigence permanente dans l’exercice des responsabilités publiques et privées.
Ne pas rater l’opportunité historique de la Vision Burundi 2040–2060
La mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption et les Malversations Économiques intervient dans un contexte où le Burundi entend accélérer son développement et transformer durablement ses structures économiques et sociales.
Pour NAD, cette stratégie doit être considérée comme une opportunité historique de créer les conditions d’une gouvernance plus efficace, d’une administration plus performante, d’une économie plus compétitive et d’une meilleure utilisation des ressources nationales.
L’organisation invite les autorités et les différentes parties prenantes à faire de cette stratégie un programme d’action concret, assorti de responsabilités clairement définies, d’objectifs mesurables, d’échéances précises et de mécanismes de suivi et d’évaluation.
Elle recommande également que la campagne de sensibilisation annoncée débouche sur des engagements durables, au-delà de ses trois mois de mise en œuvre, et que les résultats obtenus soient régulièrement portés à la connaissance du public.
La réussite de cette stratégie doit pouvoir se mesurer à travers des résultats tangibles : amélioration du recouvrement des recettes publiques, diminution des irrégularités financières, renforcement de la transparence des marchés publics, meilleure exécution des budgets, amélioration de la qualité des services publics et accroissement de la confiance des citoyens dans les institutions.
NAD estime qu’il serait regrettable de laisser passer une telle occasion sans en faire un puissant moteur de changement institutionnel, économique et social.
La Vision Burundi 2040–2060 ne doit pas rester une ambition inscrite dans les documents officiels. Elle doit se traduire par des résultats concrets dans la vie des citoyens, grâce à une mobilisation efficace des ressources, à une gestion responsable des affaires publiques et à une participation active de toutes les forces vives de la nation.
CONCLUSION : NAD APPELLE À UNE MOBILISATION GÉNÉRALE POUR UN BURUNDI INTÈGRE, PRODUCTIF ET PROSPÈRE
L’organisation Nouvelle Action pour le Développement (NAD) réaffirme que la lutte contre la corruption et les malversations économiques constitue une condition essentielle de réussite des réformes de transformation numérique et économique du Burundi.
Elle salue le lancement de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption et les Malversations Économiques et encourage toutes les institutions, toutes les organisations et tous les citoyens à contribuer activement à sa réussite.
NAD appelle à une mobilisation générale pour protéger les ressources publiques, combattre l’impunité dans le respect de la loi, renforcer la transparence, accélérer la digitalisation des services publics et promouvoir une culture de responsabilité au sein de toutes les composantes de la société.
L’organisation invite chaque Burundais à comprendre que la réussite de la Vision nationale dépend aussi de ses propres actes, de son engagement professionnel et de sa contribution au bien commun.
« Ne laissons pas la corruption compromettre notre avenir collectif. Faisons de cette stratégie une occasion de transformation profonde de notre pays. Mobilisons-nous maintenant pour ne pas rater l’objectif historique de faire du Burundi un pays émergent en 2040 et un pays développé en 2060. Pour l’intégrité, la transformation numérique et économique, la productivité, la compétitivité et le développement durable du Burundi », conclut l’organisation NAD