Un plan d’action stratégique prévoit des réformes à court, moyen et long terme pour renforcer l’efficacité du système national de passation des marchés publics
L’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Gouvernement du Burundi, à travers le ministère des Finances, a réuni, le 6 octobre 2026 à Bujumbura, les membres du Comité de pilotage et du Comité d’évaluation.
Cette rencontre avait pour objectif de valider le plan d’action stratégique issu de l’évaluation du système national des marchés publics, réalisée selon la méthodologie d’évaluation des systèmes de passation des marchés publics (MAPS).
Un plan d’action pour améliorer le système des marchés publics
Selon Jean-Baptiste Nkurunziza, cadre chargé de la formation à l’ARMP et point focal de l’activité MAPS, le plan d’action vise à apporter des améliorations concrètes au fonctionnement du système national des marchés publics.
Il prévoit des mesures à court, moyen et long terme, articulées autour de plusieurs priorités, notamment :
- la digitalisation des procédures de passation des marchés publics ;
- la professionnalisation des acteurs de la commande publique ;
- le renforcement du cadre légal et réglementaire ;
- l’amélioration globale de la performance du système.
Ces réformes doivent contribuer à rendre les procédures plus efficaces et à faciliter la mise en œuvre des projets publics.
La digitalisation pour réduire les délais et les déplacements
La transformation numérique constitue l’un des principaux axes du plan d’action.
Selon Jean-Baptiste Nkurunziza, la digitalisation doit permettre de réduire les procédures manuelles, raccourcir les délais de traitement et limiter les déplacements des acteurs impliqués dans la commande publique.
Actuellement, certains responsables sont amenés à se déplacer jusqu’à Bujumbura pour faire valider des dossiers ou obtenir certaines approbations.
Avec la digitalisation, une partie de ces démarches pourra être réalisée à distance, ce qui devrait contribuer à réduire les coûts liés notamment au transport et au carburant, tout en facilitant le traitement des dossiers.
Cette évolution s’inscrit ainsi dans la dynamique plus large de digitalisation de l’administration publique et de modernisation des services de l’État.
Vers une meilleure professionnalisation des acteurs
Le plan d’action accorde également une place importante à la professionnalisation des acteurs de la commande publique.
Il prévoit notamment la mise en place de programmes de formation académique et professionnelle destinés à renforcer les compétences dans le domaine des marchés publics.
L’objectif est de disposer progressivement de ressources humaines suffisamment qualifiées pour assurer une meilleure préparation, gestion et exécution des procédures de passation des marchés.
Un cadre légal à renforcer
Le renforcement du cadre légal et réglementaire figure également parmi les priorités identifiées à travers l’évaluation du système national.
L’amélioration des textes et des mécanismes qui encadrent les marchés publics doit contribuer à renforcer la cohérence, l’efficacité et la performance du système.
Pour Jean-Baptiste Nkurunziza, l’ensemble de ces réformes doit contribuer à améliorer la performance du système national des marchés publics et, par conséquent, à faciliter la réalisation effective des projets inscrits dans le cadre du budget-programme.
La digitalisation, la formation des professionnels et l’amélioration du cadre juridique apparaissent ainsi comme des leviers complémentaires pour moderniser la commande publique et renforcer son efficacité au service du développement du Burundi.
